Nos modèles théoriques et nos références

Le concept de santé :

Définition de l’OMS : « la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut, d’une part réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et d’autre part, évoluer avec son milieu et s’adapter à celui-ci ». Ottawa 1986

La santé :

Les concepts de promotion et éducation à la santé

Promouvoir : “Favoriser le développement, l’essor de ” (correction)

Éduquer : du latin ex-ducere qui signifie guider, conduire hors.

Éducation pour la santé : « Processus pédagogique créant avec les personnes et les groupes les conditions du développement de leurs capacités vis-à-vis de la santé, valorisant leur autonomie et leur responsabilité. » (Veret J. Glossaire de l’éducation et la promotion de la santé. Contribution à l’élaboration d’un langage commun. Publication du CORES, 2002)

Les compétences psychosociales

Définition

En 1993, l’OMS a défini les compétences psychosociales comme :

« La capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne. C’est l’aptitude d’une personne à maintenir un état de bien-être mental en adoptant un comportement approprié et positif à l’occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement »

Les compétences psychosociales sont au nombre de 10 et sont présentées par couples :

  1. Savoir résoudre des problèmes
  2. Savoir prendre des décisions
  3. Avoir une pensée créative
  4. Avoir une pensée critique
  5. Savoir gérer son stress
  6. Savoir gérer ses émotions
  7. Savoir communiquer efficacement
  8. Être habile dans les relations interpersonnelles
  9. Avoir conscience de soi
  10. Avoir de l’empathie pour les autres

Prévention

La notion de “Prévention” est complexe dans le domaine de la santé et elle peut se définir sous différents aspects.

D’un point de vue opérationnel, la définition proposée par François BOURDILLLON, Gilles BRUCKER, Didier TABUTEAU dans le “Traité de Santé Publique” 3éme édition, Lavoisier MSP, 2016, décrit la notion de prévention comme l’ensemble des actions, des attitudes et comportements qui tendent à éviter la survenue de maladies ou de traumatismes ou à maintenir et à améliorer la santé.

Il convient de distinguer deux approches :

Conduites addictives

Le concept d’addiction :

« Un processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir et de soulager un malaise intérieur, et qui se caractérise par l’échec répété de son contrôle et de sa persistance en dépit des conséquences négatives » Aviel Goodman, 1990

« Relation de dépendance plus ou moins aliénante pour l’individu (…) à l’égard d’un produit, d’une pratique, ou d’une situation ». Dictionnaire des drogues et des toxicomanies, Valleur, 2009, 3ème éd.

« Expérience globale, psychocorporelle autant que psychosociale, déterminée avant tout par une recherche de bien-être. L’addiction est donc le résultat d’une stratégie adaptative d’une personne donnée dans un contexte donné. Elle rend compte d’un rapport plus ou moins satisfaisant ou plus ou moins source de souffrance qu’un sujet peut nouer avec une substance » Aide-mémoire Addictologie en 49 notions, Morel, Couteron, Fouilland, 2015, 2ème éd.

Conduites addictives : l’ensemble des usages susceptibles d’entraîner (ou pas) un trouble.

Quelles conduites sont concernées ?

La communauté scientifique distingue différents types de conduites addictives :

L’usage d’alcool, de tabac, du cannabis, d’autres stupéfiants et de médicaments psychotropes

Les achats compulsifs, les comportements sexuels compulsifs, le travail, le jeu pathologique, l’usage des écrans (internet/jeux vidéo), les troubles du comportement alimentaire…

Troubles liés à l’usage : évolution du DSM-IV au DSM-V

Critères diagnostiques d’une conduite addictive -DSM-V

Ou : selon le DSM-V, quand présente-t-on un trouble lié à une conduite addictive ?

  1. Incapacité de remplir des obligations importantes (travail, école, maison)
  2. Usage de la substance en quantité ou en durée plus importante que prévue
  3. L’usage suscite des problèmes interpersonnels ou sociaux
  4. Apparition d’une tolérance
  5. Manifestations de sevrage à l’arrêt
  6. Perte de contrôle sur la quantité de substance et le temps dédié à son usage
  7. Désir ou efforts infructueux persistants pour diminuer
  8. Beaucoup de temps consacré aux activités nécessaires à la consommation
  9. Activités réduites au profit de la consommation
  10. Poursuite de l’usage malgré la conscience de dommages physiques ou psychiques
  11. Craving (fort désir ou besoin impérieux de consommer la substance)

Il y a trouble quand 2 des 11 critères se manifestent sur une période de 12 mois :